mardi 29 octobre 2013

L'anglais intensif au primaire




L’enseignement des langues est de plus en plus valorisé dans la société québécoise. En mars 2011, le gouvernement annonçait la mise en place d’un programme intensif d’Anglais langue seconde dans les écoles primaire, et ce d’ici cinq ans. Cette annonce concernait particulièrement le niveau de la sixième année. Plusieurs appréhendaient cette annonce, car ils craignaient pour la réussite scolaire des élèves participants à ce programme. Aujourd’hui, près deux ans après l’annonce, les commissions scolaires observent des résultats positifs auprès des élèves et souhaitent augmenter le nombre de classes d’anglais intensif. Qu’est-ce que l’anglais intensif au primaire et quelles sont les craintes ?

L’anglais intensif au primaire consiste à ce que les élèves aient plus de cours d’anglais et que ces cours soient concentrés. Il est important de comprendre que lors des classes seulement l’anglais sera enseigné et non d’autres matières, car en vertu de la Charte de la langue française, il est interdit d’enseigner les autres matières scolaires en anglais. Autrement dit, les élèves doivent réussir les autres matières en 50 % moins de temps. Il y a plusieurs façons pour implanter ce programme dont le modèle cinq mois — cinq mois. L’année scolaire est alors divisée en deux parties. L’enseignement de l’anglais est donné les cinq premiers mois de l’année scolaire et l’enseignement des autres matières occupe les cinq deniers mois. 


Par ailleurs, l’implantation de ce programme comporte plusieurs enjeux. La sixième année est une année qui est consacrée à la consolidation des connaissances et des compétences acquises au cours des années précédentes. Les élèves en difficulté ont besoin de toutes les heures disponibles pour bien intégrer les leçons. Les enseignants sont donc craintifs en ce qui concerne les élèves en difficultés d’apprentissage. L’augmentation du nombre de classes d’anglais intensif ne serait pas avantageuse pour ces élèves, car ils devront alors apprendre les mêmes aspects, mais avec 400 h en moins. Autrement dit, l’apprentissage des autres matières se fera en 50 % moins de temps que sous la forme régulière. Les enseignants se demandent aussi ce qu’il arrivera aux élèves déjà bilingues. Aussi, une augmentation des cours d’anglais intensifs nécessite d’embaucher de nouveaux professeurs qualifiés en anglais et de réaménager le temps de classe avec les autres matières. Cependant, pour répondre aux craintes émises, la ministre Marie Malavoy, du Gouvernement Marois, a annoncé que les cours d’anglais intensifs en sixième année du primaire seraient facultatifs et non plus obligatoires à la rentrée scolaire de 2015. Ce sera donc le conseil d’établissement de chaque école qui décidera si l’anglais intensif sera enseigné en sixième année.


En sommes, avant que les commissions scolaires ajoutent des classes d’anglais intensif, les enseignants estiment qu’il faut attendre les conclusions du rapport commandé par le gouvernement du Parti Québécois. Ce rapport doit être déposé d’ici la fin décembre et il permettera de constater les impacts engendrés par ce programme pour que, par la suite, les écoles soient en mesure de prendre des décisions éclairées.


Liens pertinents :
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201310/21/01-4702116-langlais-intensif-porte-fruit-a-quebec.php
http://www.fcpq.qc.ca/fr/enseignement-intensif-anglais-primaire.html
http://www.anglaisintensifauprimaire.com
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201303/07/01-4628677-langlais-intensif-en-6e-annee-devient-facultatif-annonce-malavoy.php

mercredi 23 octobre 2013

Ajout de cours d'histoire au collégial


Tout d’abord, l’instauration d’un cours d’histoire obligatoire est un bon moyen pour lutter contre l’indifférence qu’éprouvent certains jeunes à cet égard puisque seulement 5 % des étudiants suivent un cours d'histoire au collégial. De plus, c’est principalement lors de leur passage à ce niveau scolaire que les jeunes effectuent leur premier vote. Il est donc primordial de connaître qui nous sommes afin de mieux saisir les débats qui nous entourent. Ainsi, l’augmentation des cours d’histoire favorisera l’amélioration de leurs connaissances et permettra aux jeunes de mieux comprendre les enjeux actuels et les raisons ayant mené la société telle qu’on la connaît aujourd’hui. Cela leur permettra également de participer aux débats sociaux et par le fait même d’être des citoyens plus engagés. 

Par ailleurs, l’implantation rapide de ce programme fait jaser. En effet, les enseignants sont inquiets en ce qui concerne la façon de l’instaurer. Selon eux, l’échéancier d’un an pour sa mise en place est précipité, car habituellement, il faut entre trois et quatre ans pour actualiser les programmes d’études existants. Pour le moment, il est impossible de connaître le coût monétaire de cette nouvelle mesure. 

Bref, l’implantation des cours d’histoire permettrait d’avoir des jeunes plus avertis et conscients dans la société. Cependant, l’ajout de ce cours est jugé trop rapide par le personnel enseignant et de plus, ne connaissant pas les coûts, il est alors impossible de constater l’ampleur de ce changement.

Liens pertinents : 
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201308/28/01-4684162-cours-dhistoire-obligatoire-trop-vite-pour-les-cegeps.php
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201309/02/01-4685342-enseignement-de-lhistoire-des-changements-du-primaire-au-collegial.phutm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4684162_article_POS2

mercredi 16 octobre 2013

La présence de caméras dans les écoles


Un des plans d'action gouvernemental est de lutter contre la violence et l'intimidation à l'école. Cependant, un moyen pour y parvenir est l'utilisation de caméras de surveillance. Peu d'écoles  y  ont recours  pour le moment. Par contre, la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, dans le secteur de Montréal, a décidé d'installer d'ici 3 ans près de 895 caméras, ce qui fait en moyenne 35 caméras par école secondaire et 6 caméras par école primaire. Qu'en est-il de l'utilisation de cette méthode ? 


Les caméras ont de bons effets de dissuasions. En effet, elles permettent de décourager le vandalisme ou encore la consommation de drogues.  Cette méthode permet de faire comprendre aux jeunes que la direction les surveille et que tout acte de violence perceptible sera réprimandé. Les caméras favorisent aussi la surveillance des allées et des venues des étrangers ce qui favorise  une meilleure sécurité au sein de l'école. Il est très important d'informer les élèves et les enseignants que la présence de caméras est une mesure de prévention pour contrer la violence et l'intimidation, mais sans plus. 


Par contre, il serait faux de croire que la présence de caméras réglera tous les problèmes. L'utilisation de cette méthode a un effet «pervers». Dans ce sens, l'intimidation et la violence faite à l'école seront  déplacées  ailleurs notamment sur les réseaux sociaux, à l'abri des caméras et des adultes. Bien sûr,  l'installation de caméras aura des effets positifs. Cependant, il faut comprendre qu'il est aussi important de favoriser la lutte contre la violence et l'intimidation avec des moyens physiques.  Cela peut se faire par la présence et la surveillance humaine ainsi que par la sensibilisation auprès des parents, qui devront, par la suite, éduquer leurs enfants.

En somme, il est important de s'intéresser à ce qui se passe à l'intérieur de l'école. Par contre,  il ne faut pas oublier que la présence de caméras n'est pas le seul moyen pour contrer la violence et l'intimidation. Cette méthode ne peut substituer un climat de confiance dans l'école et il est bien évident que la présence de personnes sur le plancher est nécessaire et favorable. 



Liens pertinents : 
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201004/09/01-4269073-les-cameras-de-plus-en-plus-repandues-a-lecole.php
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/vu-dailleurs/201309/28/01-4694375-cameras-dans-les-ecoles-pas-un-remede-miracle.php

jeudi 10 octobre 2013

La classe inversée : avantageux pour l'élève


Comme la technologie est de plus en plus présente dans nos vies, l’école s’adapte elle aussi et propose l’école inversée. Cette méthode pédagogique gagne énormément en popularité tant au niveau des cégeps qu'au niveau du primaire. Elle consiste à apprendre la théorie à la maison et à faire les devoirs à l’école. Plusieurs aspects positifs sont apportés par cette méthode principalement au niveau de l’élève.


L'école inversée consiste d'abord à ce que l'enfant écoute, à la maison, des capsules théoriques. Il obtient alors plusieurs explications concernant la matière et il est possible pour lui de se familiariser avec celle-ci. Cette méthode est pratique dans le sens où il est possible de la réécouter à maintes reprises, la mettre sur pose et noter ses questions. Contrairement à la classe traditionnelle, l'enfant ne pourrait pas demander continuellement à l’enseignant de répéter, de s’arrêter, etc. et il risquerait alors d’être perdu lors des explications suivantes. En utilisant cette technologie, qui aborde dans les intérêts des jeunes, il est alors plus facile de susciter l'attention de ceux-ci, car au lieu d'un cours magistral de son professeur à l'avant, l'élève écoute plutôt une capsule, chez lui à son rythme. Les élèves ayant de la facilité ne sont donc pas obligés d’écouter les explications supplémentaires qui pourraient être données en classe traditionnelle. Cela permet une meilleure efficacité et moins de perte de temps. Cette méthode favorise aussi la responsabilisation et donne un sentiment de liberté à l'élève, car en intégrant les différentes capsules à la maison, la majorité des élèves font le travail demandé, et ils se sentent plus impliqués au niveau de leur éducation. Un autre point positif est qu’après le visionnement, l'enfant peut effectuer une rétroaction de la capsule sur un blogue. Dans ce sens, l’élève peut y poser ses questions. Les élèves qui sont plutôt timides en classe y voient donc une belle opportunité. Enfin, le temps de classe sert à clarifier les explications, et à pratiquer la matière vue précédemment. Le professeur devient donc un guide-accompagnateur pour l'élève en lui permettant d’avoir plus de temps pour répondre à ses besoins spécifiques.

Bref, la classe inversée engendre une approche centrée sur chaque élève, ce qui permet de répondre aux besoins individuels de chacun. Celle-ci met l’emphase sur l'enfant plutôt que sur l'enseignant. Elle rend également l'enseignement intéressant pour les élèves avec l'utilisation des technologies. Cette nouvelle méthode, qui vise le changement dans la façon de transmettre les connaissances, fait beaucoup jaser. D’ici les prochaines années, elle sera probablement en effervescence un peu partout au Québec. 

mardi 8 octobre 2013


Bonjour chers blogueurs,

Je m’appelle Stéphanie Carrier et j'effectue présentement un baccalauréat en enseignement primaire et préscolaire à l’Université du Québec à Rimouski, campus de Lévis. J’effectue ce blogue dans le cadre de mon cours technologies de l’information et communication dans le domaine de l’éducation.

Ce blogue fera le portrait de divers enjeux et sujets d'actualités concernant la profession d'enseignante. Ainsi, les divers articles seront traités de façon critique et cela vous permettra d'en connaître plus sur le domaine, sans nécessairement être un expert. 

N’hésitez pas à laisser vos commentaires, vos questions et vos opinions à propos des différents articles. Je me ferai un plaisir de vous lire et de vous répondre.

Bonne lecture !

Stéphanie